HISTORIQUE

Le hockey junior a une longue et belle histoire à Drummondville. Membres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) depuis 1965, les Rangers gagnent la Coupe du Président et participent même au Tournoi de la Coupe Memorial, en 1968.  Ils deviennent ensuite l’une des 11 franchises fondatrices de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), en 1969, mais le club cesse ses opérations au terme de la campagne 1973-1974.  Les Sabres (hockey junior B) prennent alors le relais et connaissent passablement de succès jusqu’en 1982, tant sur la glace qu’aux guichets. L’équipe fermera ses livres lors de la naissance des Voltigeurs.

C’est à la suite de la présentation d’un match hors-concours entre les Castors de Sherbrooke et les Draveurs de Trois-Rivières au Centre Marcel-Dionne, au début des années 1980, que l’ex-entraîneur des Castors, Ghyslain Delage, a l’idée de ramener le hockey junior majeur à Drummondville.  En collaboration avec le directeur général de la Ville de Drummondville, Monsieur Claude Boucher, il fait parvenir une demande de concession à la LHJMQ.  Lorsqu’il décide d’abandonner le dossier en raison de ses nombreuses occupations familiales, c’est un comité spécial du Drummondville Olympique qui prend la relève.  Dirigé par Monsieur René Martel, le comité est également formé de Messieurs Roger Dubois, Gilles Charest, Roger Plamondon, Jean Shooner, René Verrier et Lucien Cournoyer, des hommes d’affaires de la région qui n’ont pas eu peur de foncer tête première dans l’aventure.  Le groupe a déjà vendu 800 billets de saison et a trouvé 50 actionnaires à 1000 $ chacun lorsqu’il fait sa présentation au Comité d’expansion, en janvier 1982 (au total, 80 hommes d’affaires investiront finalement 1000 $ chacun pour acheter la concession).

Contre toute attente, les villes de Drummondville et de Longueuil sont toutes deux admises au sein de la LHJMQ le 16 janvier 1982, devenant ainsi les dixième et onzième concessions de la Ligue. Dans le petit monde du hockey junior, c’est la surprise totale.  Au lieu de choisir entre l’une des deux dernières villes candidates, comme c’était prévu initialement, les autorités du circuit ont finalement décidé d’accueillir les deux villes.  Drummondville, qui montrait jusque là l’une des meilleures moyennes d’assistance dans la Ligue de hockey junior B, devient ainsi le centre géographique de la LHJMQ, à 303 kilomètres de Hull et à 363 kilomètres de Chicoutimi. «Le comité d’expansion a étudié sérieusement les deux demandes de concession et il en est venu à la conclusion qu’il n’avait pas le choix. Il fallait absolument accepter les deux villes, parce qu’elles constituaient d’excellentes acquisitions à tous les points de vue», explique le président du bureau des gouverneurs de l’époque, Yvon Sabourin.

Un mois après son adhésion à la LHJMQ, la concession drummondvilloise lance un concours dans les pages de L’Express afin de trouver un nom à l’équipe.  Parmi les critères exigés, le nom devra être de consonance française; il devra clairement identifier Drummondville et «il pourrait très bien commencer par un D».  Enfin, il devra être «relié à un événement important de la vie ou de l’histoire de la ville».  Au total, les dirigeants reçoivent 350 suggestions.  Parmi ceux qui reviennent le plus souvent, on retrouve les Dauphins, les Dynamiques et les Dragons.

Le conseil d’administration opte toutefois pour les Voltigeurs, un nom proposé par 21 personnes, «parce que c’est le nom qui touche le plus la région et son histoire», explique René Martel.  Dirigé par le commandant Frederick Georges Heriot, rappelons que le régiment des Voltigeurs a combattu en Ontario contre les Américains, en 1812. Après la guerre, le régiment a été libéré et le gouvernement a donné les terres de Grantham aux anciens combattants, ce qui a mené à la fondation de la colonie de Drummondville, en 1815.